AcceuilActivitésAtelier de partages et de sensibilisation sur le changement climatique Construction des politiques locales

Atelier de partages et de sensibilisation sur le changement climatique Construction des politiques locales


Dans le cadre des préparatifs de la conférence de Paris (COP21) sur les changements climatiques, la CNSC-Togo en concertation avec l'Alliance pour Refonder la Gouvernance en Afrique (ARGA)

dont le siège régional se trouve à Dakar a organisé un atelier de réflexion, d'échange et de partage le 30 Juillet 2015 à l’Hôtel Eda Oba.
L’objectif de cet atelier était d’offrir un cadre de dialogue inclusif et constructif sur les enjeux et défis de gouvernance locale des changements climatiques, et de décliner des stratégies globales de riposte et des politiques publiques adaptées, qui sont une nécessité impérieuse aujourd’hui pour les pays africains, dont le niveau de vulnérabilité reste élevé, malgré les progrès réalisés cette dernière décennie.
En effet au cours de cet atelier, plusieurs acteurs de la société civile, les partenaires techniques et financiers intervenant sur les questions climatiques et le ministère en charge de l’environnement et des ressources forestières, ont participé activement et contribué à décliner des actions communes contenu dans un cahier de propositions à soumettre aux autorités publiques.

EXTRAIT DE L’ATELIER DE PARTAGE ET DE CONCERTATION SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE AU TOGO

HÔTEL EDA OBA, LOME (TOGO)
30 JUILLET 2015

I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Depuis la Conférence de Copenhague en 2009, les pays développés ont pris des « engagements » de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) contraignants au niveau national, ou international pour les Parties s’inscrivant dans le cadre de la seconde période d’engagement du Protocole de Kyoto.

Quant aux pays émergents et à ceux en développement, ils ont privilégié l’adoption d’«actions nationales de réduction à caractère volontaire », dites « NAMA » (pour l’anglais « Nationally Appropriate Mitigation Actions »).

Dans le cadre du processus de négociation d’un accord sur la période post-2020, le terme «engagement » a été remplacé par celui de « contribution », afin de rallier la participation de la totalité des pays à une dynamique ambitieuse et inclusive.

Les contributions prévues déterminées au niveau national, dites « INDC » (pour l’anglais « Intended Nationally Determined Contributions ») sont un nouveau type d’instrument dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Il s’agit du « véhicule » par lequel les Parties entendent communiquer leurs engagements sur la période après 2020.

De cette gouvernance verte, les réflexions s’orientent vers quelles politiques économiques territorialisées, à faible émission de CO2, à mettre en place dans les Etats africains de façon durable. C’est une question à laquelle cette initiative de l’ Alliance pour Refonder la Gouvernance en Afrique (ARGA), en partenariat avec la Concertation Nationale de la Société Civile du Togo (CNSC-Togo), invite à réfléchir afin que des réponses endogènes soient formulées et déclinées sous la forme de propositions concrètes, susceptibles d’être mises en œuvre à toutes les échelles territoriales.
Cette réflexion s’inscrit pleinement dans le projet de prospective « Afrique Horizon 2060- » que l’ARGA en tant que Think-tank africain a commencé à dérouler depuis 2012 à travers l’organisation des Journées Africaines de la Gouvernance(JAGA) à Praia puis à Rabat (Maroc) en 2014 . Elle répond également à la dynamique nationale de définition d'une Vision pour le Togo à l'horizon 2030 (Vision Togo 2030: http://visiontogo2030.tg) qui met l'être humain au cœur de toute action de développement en renforçant la capacité de résilience et d'adaptation des communautés au changement climatique.

II. PRINCIPALES PROPOSITIONS DE L’ATELIER
Des initiatives ambitieuses existent sur plan local et méritent d’être soutenues et mises en commun pour une réelle adaptation des communautés.
Les expériences de différentes organisations telles que JVE, ROCCET, GIZ-Togo, etc en plus des travaux universitaires sur la perception de la problématique au sein des communautés sont autant de valeurs ajoutées à partager et à s’approprier pour l’efficacité des mesures d’adaptation.

2.1. ASPECTS ECONOMIQUES

-Aller vers une économie sobre en carbone: diriger les financements vers les énergies renouvelables

-Mobilisation des 100 milliards de dollars pour le fond vert: mettre en avant le principe de la responsabilité partagée
.
-Encourager la croissance verte: faire de l’agro foresterie; entrepreneuriat vert

-Soutenir les PMA dans l’adaptation: différencier l’aide publique au développement des fonds d’adaptation ;faciliter l’accès à ces fonds

ASPECTS ENVIRONNEMENTAUX

-Dégradation des sols due à l’utilisation des pesticides dans l’agriculture conventionnelle: pratique agricole respectueuse de l’environnement (Promotion de l’agroécologie et de la permaculture ;
-déforestation: reboisement; Protection des espèces végétales en voie de disparition

-L’assèchement des cours d’eau du au déboisement des berges
l’envasement des cours d’eau
-Variation saisonnière des débits de cours d’eau: protection des berges, restauration des berges

-Pollution due a l’émission des GES: utilisation des gaz butane, utilisation des foyers améliorés, tilisation de l’énergie solaire

-L’érosion : érosion côtière du a la montée du niveau de la mer, mise en place des épis pour réduire l’avancement des traits cotes, la valorisation des déchets

-Inconscience écologique: reconnaissance par les Nations Unies du 20 juillet Journée Afrique Caraïbes Pacifique de l’Ecologie (requête du Togo )

ASPECTS INSTITUTIONNELS ET JURIDIQUES
Enjeux 1:
L’Agriculture Intelligente face au Climat se veut une approche intégrative combinant à la fois les dimensions d’adaptation et d’atténuation face au changement climatique (Forum CEDEAO sur l’AIC – Politique agricole commune);

Réduction de la vulnérabilité des agriculteurs face aux risques climatiques ;
Réduction des émissions de gaz à effet de serre issus de l’agriculture (changement d’usages des sols );
la mise à l’échelle des interventions en renforçant la planification locale de l’adaptation
Enjeu 2:
Harmoniser les textes en matière de CC au niveau sectoriel
Création d’un cadre de concertation intersectorielle au niveau national et local;
Renforcement des capacités institutionnelles en matière des CC – Formations et sensibilisation des acteurs

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